L’élevage et le respect de la vie animale sont compatibles

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La Suisse est depuis toujours un pays propice à l’élevage car une grande partie du territoire n’est pas cultivable : Les Alpages. On trouve des traces d’élevages d’Aurochs à l’Age de bronze et à l’Age de fer. Peu de pays offrent à leurs animaux d’élevage le luxe de paître dans des paysages de carte postale ! Mais les animaux ne sont pas très sensibles à la beauté de la vue. En revanche, ils sont sensibles à la manière dont ils sont traités.

Respect de la vie et de la dignité des animaux

La Suisse prend cela très à cœur. Elle possède les lois les plus sévères au monde en matière de respect de la vie et de la dignité des animaux d’élevage.  Selon un article d’AgriHebdo, les exploitations sont contrôlées régulièrement (un tiers des contrôles se fait sans préavis comme l’explique cet article) et les producteurs qui se plient aux lois sont subventionnés. “Nous voulons promouvoir les élevages particulièrement respectueux du bien-être des animaux. Et pour la Confédération, cette promotion passe par l’argent. Les éleveurs sont ainsi dédommagés pour les coûts supplémentaires que ça engendre”, confirme Jürg Jordi, chef de la communication de L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG).  Cet autre article, de Swissmilk cette fois, explique brièvement les 3 piliers du bien-être animal. Pour résumé, la Suisse protège la qualité de vie et la dignité des animaux d’élevage de la naissance à l’abattage comme l’explique aussi cet article de viandesuisse.ch.

Des petits porcelets se nourrissant du lait maternel
Des petits porcelets se nourrissant du lait maternel

Chacun peut y mettre du sien

Car oui, ce n’est pas parce que nous avons un passé historique dans l’élevage et que nos lois sont strictes qu’il n’y a pas de comportements qui peuvent s’apparenter à de la maltraitance. Selon un article du 24heures publié le 17.09.2019, Meret Schneider, co-directrice de Sentience Politics, et à l’origine de l’initiative pour interdire l’élevage intensif déclare : «50% des cochons suisses sont abattus sans avoir jamais vu le ciel. Plus de 80% des poules élevées en Suisse ne mettent jamais les pieds dans une prairie et atteignent leur poids d’abattage dès 30 jours ». Toutefois, la Suisse n’est pas mauvaise élève dans le respect de la vie et la dignité animale comme l’explique cet interview de Nathalie Rochat, porte-parole de l’OSAV (Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires)  réalisé par la RTS datant du 30 juin 2019. Si on est végétarien pour lutter contre la maltraitance animale, on peut simplement se permettre de manger un peu moins de viande mais achetée un peu plus chère parce que labellisée et certifiée Bio et respectueuse des animaux. 98% des suisses sont sensibles au bien-être animal, selon une étude, ils sont aussi prêts à payer plus cher pour acheter un produit issu d’un élevage éthique.

Amour du métier rime avec qualité

Faire le choix du bien-être animal n’est pas vain. Des animaux heureux de pouvoir profiter de grands espaces, de sorties en plein air de nourriture sans OGM offre un vrai plus au niveau du goût et de la qualité de la viande qu’ils fourniront. Ainsi, l’animal et le consommateur sont gagnants ! Comme l’explique Philippe Chevrier, propriétaire d’un steak house à Genève, dans un article dans Lematin.ch : « On peut tout à fait aimer les animaux et aimer la viande. J’aime les animaux et je suis évidemment contre les élevages intensifs. De toute manière, si on veut de la qualité, il est obligatoire de choisir des producteurs qui aiment leurs bêtes. Seul un animal heureux donne de la bonne viande. (…) Nous sommes des artisans qui permettent à de petits éleveurs, maraîchers, cultivateurs de continuer à proposer des produits de choix à côté de l’alimentation de masse. » Chez Farmy, nous nous efforçons de vous fournir des produits de boucherie de haute qualité.

Des poules profitant d'un accès libre à l'extérieur
Des poules profitant d’un accès libre à l’extérieur

Les producteurs

Voici les portraits de quelques producteurs chez lesquels les boucheries partenaires de Farmy se fournissent.

La famille Chappuis :

Leur ferme si situe entre Lausanne et Yverdon. C’est la 6ème génération de la famille à gérer cette exploitation agricole. 55 hectares constitués de champs de légumes et de céréales, d’une pension pour chevaux, d’une basse-cour et d’une porcherie. Les cochons bénéficient d’un confort rare : paille au sol, libre accès à l’extérieur, ombrage et même brumisateur lors de canicule !

La famille Gebhard

La ferme est à la famille Gebhard depuis 3 générations. Ils ont 70 hectares de terre entre la Venoge et Aubonne plus un alpage à la Vallée de Joux pour 40 vaches et leurs veaux (ce qui donne un troupeau de près de 1oo individus). L’exploitation et labellisée bourgeon bio depuis 4 ans. Ils cultivent aussi des céréales et des légumes. Le courant électrique nécessaire à la ferme et à 120 foyers des alentours est fournie par des panneaux photovoltaïques installés sur le toit de la ferme.

La famille Bolay

A Genolier, existe un coin de paradis habité par des vaches de race charolaise et Salers. 4 générations de la famille Bolay cohabitent dans la ferme. Leurs vaches sont nourries naturellement avec de l’herbe de prairie et différentes céréales de leur propre production, passent l’été dans un alpage a 1350m d’altitude.

Pour chaque producteur il est dur de voir un veau partir pour l’abattage mais en sachant qu’il a vécu la meilleure vie qu’on pouvait lui offrir, rend cela moins difficile. Beaucoup d’éleveurs font le choix d’accompagner leurs animaux jusqu’à la fin afin de les remercier et de leur dire aurevoir. La notion de respect et élevage ne sont pas incompatibles. Les vidéos sont en Suisse Allemand mais même si vous ne comprenez pas cette langue, vous sentirez quand même l’amour que ces agriculteurs ont pour leur métier. Ils ont à cœur de le faire bien, avec attention, respect et bienveillance. Cela vous permettra aussi de voir dans quelles conditions sont élevés leurs animaux.

Les labels

Chez Farmy les viandes peuvent être labelisées Kagfreiland , un label qui, chaque année, gagne en crédibilité. Il réalise des contrôles inopinés chez les éleveurs et obtiennent de très bons résultats. Leurs directives sont strictes est luttent pour un espace de vie assez grand selon l’espèce, de la paille au sol et non du béton, des sorties en plein air etc… garantir aux animaux un espace de vie hautement adapté à leurs besoins.

La viande peut aussi porter le logo BioSuisse. L’objectif de ce label est de faire de la Suisse un pays Bio et de maintenir un équilibre entre les hommes, les animaux et la nature. En renonçant aux pesticides de synthèse et aux engrais chimiques, les 7’100 producteurs labellisés Bourgeon s’occupent ainsi du sol, de l’eau et de l’air afin de conserver les ressources naturelles.

La viande proposée sur notre site peut porter le logo de EU bio qui est le sceau d’approbation de la Commission européenne pour les aliments biologiques. Parmi les critères pour porter ce label, il y a l’interdiction de l’utilisation d’OGM, respecter le bien-être de l’animal en termes de ventilation, d’espace et de confort et d’éclairage, le traitement des animaux malades, se fait par des médicaments à base de plantes ou homéopathiques dans le domaine du possible, Abandon de pesticides chimiques synthétiques, pour n’en citer que quelques-uns.

Enfin, il y a aussi la certification Demeter. Ce label à déjà plus de 100 ans ! il œuvre pour l’agriculture biodynamique. L’écolabel le plus ancien a les directives les plus strictes « Quiconque achète Demeter sait qu’elle est soutenue par une agriculture et une transformation toujours naturelles et durables. »

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